Combat
 
Accueil Camp Vie Quotidienne Combat Galerie Photo Membres Contact liens
Entrainement Attaque de camp Archerie Pas d arme Explication d armes Feu
ferez
(Frappez ! Qu'aucun de vous ne faiblisse !)
Combat

Comment l’homme d’arme a t-il évolué au moyen âge ?
Quel était son équipement, sa manière de combattre ?
Comment s’organisaient les guerres, les attaques de château ? En dehors des clichés habituels, qui était chevalier ?
Appuyé par une exposition de nombreuses armes et pièces d’armure, chacun trouve la réponse à ses questions...

Nous sommes à la fin du 13e siècle ; une période qui fait figure de beau siècle du moyen âge : cathédrales, universités, l’état se développe, le royaume s’étend…Les guerres sont moins nombreuses sur le territoire, les villes se sont développées et les échanges commerciaux avec.
Une expansion qui va buter contre son propre succès : à la fin du 13e siècle, la croissance démographique dépasse celle des ressources. Le royaume de France reste cependant, et de loin, le plus puissant d’occident, mais c’est une époque de mutations et le bon temps touche à sa fin.
Les valeurs sont en train de changer et bien entendu la manière de faire la guerre aussi.
On se bat, plus pour une solde, que par fidélité à un seigneur.
On assiste à une extension des guerres, on se bat plus loin que sa région.
Les tactiques changent, au détriment des actions chevaleresques.
Il y a un rapprochement du civil et du combattant, des paysans quittent leurs champs le temps d’une campagne.
L’emploi des milices urbaines est plus fréquent.
Les batailles sont plus meurtrières, on fait moins de prisonniers et on ne respecte plus les traditions.
Les femmes sont d’avantage présentes parmi les combattants.
On utilise d’avantage des troupes soldées, levées par un capitaine noble.
Pour les grandes batailles en plaine(les moins fréquentes), les armées sont divisées en batailles, avec à leur tête un grand seigneur pour les commander. Elles se divisent en bannières, encadrées par un seigneur, chevalier banneret. Les autres chevaliers se signalent par leur pennon triangulaire.
Les archers et les arbalétriers sont commandés par un maître.

Pour les attaques de places fortes, tout dépend du type et l’importance de la place : château garnison, ville, ou simple châtelet…
On adapte l’attaque et les effectifs à l’importance de la place. Peut être y aura
t-il reddition ? Les machines de siège peuvent être installées. Sape et tortue, échelades, feu grégeois, bélier, envois de charognes, il faut surprendre et déstabiliser l’ennemi. L’équipement du combattant ne doit pas être trop lourd et trop encombrant des deux côtés. L’architecture des châteaux nous le rappelle…

Les chevaliers portent le haubert, cotte de mailles couvrant le torse, les membres, le col et la tête.
La cotte de maille va s’imposer du milieu du milieu du 12e siècle jusqu’au 15e siècle .
Le coût élevé du haubert fait que l’on peut se contenter d’un haubergeon ou même d’un plastron.
Par dessous on porte le gambison, vêtement rembourré, pour amortir le choc des armes contondantes.
Par dessus le haubert on enfile une large tunique de tissus : la cotte d’armes, qui protège des intempéries et permet d’annoncer les armoiries du chevalier.
Vers 1280, des pièces de cuir bouilli ou de métal sont fixées sur le haut des épaules, les bras, les jambes ou les genoux, pour aboutir plus tard à l’armure de plates du 15e siècle.
Sur la tête, au moment du combat, on coiffe un casque, un heaume,ou un chapel de fer ou de cuir bouilli, de forme ronde, avec un bord régulier, peu saillant.
Le casque dont le timbre conique du 11e siècle est devenu plat, puis bombé va se fermer de plus en plus pour aboutir au heaume.
L’ensemble s’élargit pour obtenir une sorte de boîte métallique et va évoluer en efficacité contre les coups, et gagner en confort ( articulation et forme allongée de la ventaille, annonçant les « becs de passereaux »).
Le type de casque, comme l’armement offensif dépend du type de combat (attaques de places fortes ou charge en plaine).
L’écu en forme d’amande du 12e siècle s’est réduit . Plus maniable, il prend la forme d’un triangle et peut aller au devant des coups.
L’épée est une arme de taille et d’estoc. Dans le cas de la « bâtarde », la poignée est assez large pour être empoignée à deux mains.
Le port du gantelet permet de se contenter d’une garde simple : une traverse en croix dont les quillons s’incurvent légèrement vers le bas
Petit à petit la masse d’armes va suppléer l’épée de taille à cause de la solidité de l’armure.

Les armes d’hast, sont souvent des outils de paysans ou d’artisans adaptés pour le combat :
- la faux de guerre : un tranchant concave permettant de tailler les pattes des chevaux mais limitée pour l’estoc.
- le fauchard : une lame épaisse au tranchant convexe. Eventuellement un croc pour agripper un cavalier
- la guisarme : un long fer (tranchant des deux côtés), dont l’estoc est dans le prolongement de la hampe + un croc en serpe au tranchant concave
- le vouge : un large fer en forme de tranchoir étiré pour permettre un estoc massif et éventuellement un croc pour faire chuter un cavalier.
- l’épieu de guerre : issu de la chasse, fer long renforcé par une croisette de fer.
- la petite lance pour combats rapprochés ou à pied.
- le goedendag : robuste bois à l’extrémité plus large que le manche et armé d’une lame tranchante pour les coups d’estoc.
- la bardiche : hache dont le fer étiré présente un long tranchant convexe avec une pointe supérieure pour l’estoc. La pointe inférieure est rattachée au manche.

Les effectifs :
croisade de Tunis : 7000 hommes
garnison du château de Courtrai (rendu en 1302) : 334 hommes
garnison de Carcassonne : 1320 hommes pour équiper les remparts

Budget :
casque : 16 à 32 sols
haubert : 120 à 152 sols
harnois complet : 200 sols (ou 10 livres)
cheval : 30 livres
Soit pour un cheval, un an de gages et deux mois pour un équipement offensif

Monnaie :
1 livre = 20 sous
1 sou = 12 deniers
1 gros tournois = 12 deniers

Salaires de soudoyers par jour (la soudée) :
fantassins : 5 sols
cavalier avec 1 cheval : 10 sols
cavalier avec 2 chevaux : 15 sols
arbalétriers : 3 sols
archers : 2 sols et 8 deniers
fantassin ordinaire : 2 sols
chevalier : 6 à 10 sols
 
Explication d armes
Plus de Photos